Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 14:37

http://4f.img.v4.skyrock.net/4f2/beaugency/pics/1538557550_small.jpg


Suite au conseil communautaire de jeudi dernier, le déménagement de Tréca de Beaugency à Mer devient nettement plus clair.

 

La société d'economie mixte.

La société d'économie mixte qui s'occupe de l'opération s'appelle "SEM Territoires et développement".  Cette SEM sera fusionnée avec toutes celles du Loir et Cher (et compris celle de l'agglo de Blois) pour avoir une plus grande puissance d'action. La SEM sera donc le maître d'ouvrage


Le capital sera divisé en 3 parts:

- 10% pour la Communauté de communes (CCBL)

- 10% pour le Conseil Général de Loir et Cher

- 80% par des capitaux privés (un groupe de 4 banques qui soutiennent Cauval).


L'opération se monte à 10 millions d'euros. Un bail ferme de 12 ans est sera signé prochainement. En cas de défaillance de Cauval (ce qui n'est pas impossible puisque le groupe à été placé sous procédure de sauvegarde à la fin de 2008) le bâtiment restera propriété de la SEM qui devra lui trouver un nouveau occupant (certainement de la logistique). Cauval aura une option d'achat que le bâtiment.


Le bâtiment:

http://www.ville-de-mer.com/economie/zi/parcelles.gif

Il se situera sur l'ilôt 3A de la ZAC des portes de Chambord. Il fera 15 000 m². Le prix de vente est fixé à 11 euros le mètre carré hors taxes soit un montant prévisionnel de 521 048€ pour une superficie de 47 368 mètres carrés.


Les négociations:

Ce sont les dirigeants de Cauval qui ont contacté le Loir et Cher, pas l'inverse.

Repost 0
Published by Beaugency webmaster - dans Economie locale
commenter cet article
29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 16:06

http://4f.img.v4.skyrock.net/4f2/beaugency/pics/1538557550_small.jpg

Les faits:

 L'article de la Nouvelle République surprend beaucoup de monde en annonçant la venue de Tréca (Beaugency) à Mer pour août/Septembre 2011. 240 emplois  et 55 intérims emplois sont délocalisés. 80 emplois seraient créés à terme. Le Loiret se sent alors trahi par Treca, des négociations étant en cours depuis longtemps. Les réponses dans  La Republique du Centre mettent en avant la fameuse guéguerre entre Loiret et Loir et cher à grands coup de délocalisations. Les nombreux coups de fils passés depuis semble donner raison à cette hypothèse. Le "coup" ne vient pas de la Commune de mer, ni de la communauté de communes (CCBL) mais bien du département qui a "oublié" de me donner les détails du montage financier malgré mon insistance. Bruno Rousselet (directeur général de l'Agence de développement économique du Loiret.) dénonce un "chantage à l'emploi". Éric Doligé (UMP), juge la « méthode, en matière d'éthique, très surprenante ! »  et y voit « un coup médiatique».

 


Le montage de l'opération:

 

Cette opération se déroule par l'intermédiaire d'une SEM (Société d'Economie Mixte)


- Un capital à hauteur de 85% par des colllectivités locales et des actionnaires dont au moins un privé

- La Communauté de Communes de la Beauce ligérienne finance 10% de l'opération (soit 1 million d'euro)


Le vrai problème vient de là, aujourd'hui on ne sait pas à combien se monte l'investissement de Treca dans l'opération. A priori il serait faible (même si Treca a reçu l'appui de 4 banques pour cette opération). L econseil communautaire du 8 juillet devrait permettre d'en savoir plus.

- Le bâtiment construit par Idec et loué par Tréca. C'est un pari risqué car Tréca n'est pas en bonne santé financière et ses dirigeants sont loin d'être dignes de confiance. Cauval (qui possède Tréca) prend le risque d'attaquer Ikéa sur son marché malgré sa mauvaise santé financière. Un plan d’investissement de 15 millions d’euros est prévu en 2010, avec le soutien des banques. 55 000 m2 de nouveaux bâtiments seront construits d’ici un an sur trois sites, dont celui de Mer.

- A Mer le bâtimnt fera 15.000 m2 avec un bail de douze ans ferme sur 4,7 hectares de foncier. Problème, si Tréca ferme ? Le département par l'intermédiaire de Claude Beaufils, (vice-président du Loir et Cher).estime que 'l'on peut parier sur une reprise des locaux, modernes'  on songe même à transformer l'entrepôt en bâtiment logistique (une spécialité dans la région centre, problème c'est le type de bâtiment qui à le plus mauvais rapport entre superficie utilisée et nombre d'employés.)

 

Problème Cauval va mal:

Exercices clos le 31/12/2008 31/12/2007 31/12/2006
Chiffre d'affaires 10 122 623 € 7 581 609 € 135 701 856 €
E.B.E. 24.51 % 19.49 % 1.01 %
Résultat net -21 372 481 € 2 784 066 € -552 275 €


Pire encore cette société traine des affaires...

 

 

Les affaires:

 

 

1994: "Affaire Cauva- Altus Finance"

 

1999: Dépôt de bilan d'EDA (Euro Distribution Alimentaire) détenu par CAUVAL. Plus grave, Les trois hommes d'affaires, dont la dette totale vis-à-vis du CDR s'élèverait à près de 970 millions de francs, refusaient de renflouer EDA, alors que le CDR exigeait le remboursement au moins partiel de sa créance. Le dépôt de bilan est intervenu alors qu'EDA était en plein redressement. La société tablait pour l'année en cours à un chiffre d'affaires de l'ordre du milliard de francs et à un résultat d'exploitation positif d'environ 30 millions de francs

 

2002-2004: Affaire Espalux 


 

Décembre 2005
Cauval (450 millions d'euros de chiffre d'affaires, dont 150 dans la literie avec la marque Simons) annonce une restructuration de ses activités .La direction avait alors annoncé 225 suppressions de postes sur les 1500.

01 juin 2006
Cauval négocie pour le rachat d'Oniris (Treca+Dunlopillo) qui appartient au groupe japonais Sumitomo Rubber Industries. Dunlopillo (83,3 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2004) et Treca (56,7 millions d'euros) vont mal à cette période. malgré un marché porteur.


2006 toujours...
Délocalisation : Restructuration de l'usine de Luxeuil (Meurthe et Moselle) et de sa filiale ITA à Séverac le Chateau, transfert de la production en Pologne et en Tunisie.:


2006 encore ....: "Affaire" Eldorauto


2007
- La commission de répression des fraudes étudie le rachat par Cauval d'Oniris dans son bulletin
- Les ex de Dunlopillo en gève

Le 1er février 2008,
Treca fait une annonce comme quoi ils vont construire une nouvelle usine sur Beaugency et vendre leur ancien site (pépinière d'entreprise ? Plusieurs demandes semblent être arrivées). Ce n'est pas une rumeur. Il suffit de voir ce que publie la chambre de commerce et d'industrie à l'époque

Mars 2008
La société CAUVAL abandonne le projet de construction d'une nouvelle usine à Beaugency. La direction prévoit la réorganisation de l'implantation de l'usine de Beaugency avec le regroupement de la totalité de l'usine au sud de la route séparant les deux parties du site. L'Intégration du stockage des produits finis dans l'usine de Beaugency en lieu et place du site de Meung sur Loire, après une phase transitoire. Arrêt de la fabrication des TRP des familles TRECAFLEX et CAD, et sous traitance.

Prévision (en mars 2008) pour le1er trimestre 2009 :
La partie nord du site n'étant plus utilisé par TRECA, cette parcelle pourrait faire l'objet d'une vente par ONIRIS à la municipalité de Beaugency, dans le but de faire un parking. La vente permettra de financer en partie la construction du bâtiment de stockage.


Juin 2010:

Annonce du départ pour Mer.

 

 

Vu du Loir et Cher:

 

11 ans après la fermeture d'Epeda on peut y voir une sorte de revanche. La zone des Portes de Chambord est un espace à développer mais qui se heurte notamment au manque de visibilité lié à la réforme sur la taxe professionnelle


En fait la crainte c'est que Cauval arnaque le département. Ses propriétaires font partie des plus grandes fortunes de France mais partent à la chasse aux subventions avec un manque de franchise évident vis à vis de leurs interlocuteurs (dans les deux départements). Cette opération crée peu d'emploi car la majorité des employés resteront à Beaugency (et c'est tant mieux pour eux).

 

Alors Tréca une bonne affaire ? Rien n'est moins sûr. Tréca n'est que locataire, le risque de se retrouver avec un grand bâtiment vide ou un chantage aux subventions n'est pas impossible loin de là...

 

Surtout quand on voit le profil des décideurs.

 

 

 

Les décideurs:
Les quatre mousquetaires

Gilbert WAHNICH

Gilbert WAHNICH Président de sociétés : ONIRISCAUVALAUTOFING2AM

Autodidacte. Il est à l'initiative d'achats, de restructurations puis de reventes de sociétés industrielles et de négoce dans le secteur du meuble (Lévitan, Héritage France, Kuom). Il a également assuré la restructuration, après dépôt de bilan, du groupe Nasa Electronique (Nasa sera revendue un an plus tard en 1987 au britannique Granada avec une plus-value de 70 millions de francs). Par ailleurs, il a participé au développement de projets immobiliers, notamment de centres commerciaux. 192ème fortune de France.

 

 


 
GILLES SILBERMAN : Il a été l'avocat d'affaires du groupe Pinault pour toutes les reprises et opérations de croissance de 1983 à 1988. Gilles SILBERMAN, ami d'enfance du ministre M. BORLOO a été l'avocat de François PINAULT avant de se lancer dans les affaires avec Gilbert WHANICH et Franck ULLMAN. Ces deux personnes sont des "spécialistes" dans le rachat d'entreprises. Ils se sont déjà fait remarqués dans des affaires liés au rachat de la FNAC, et dans les déboires du CREDIT LYONNAIS !!!

 

FRANCK ULLMANN : Formé à l'Ecole des mines à Paris, il rentre en France en 1986 après avoir créé des sociétés industrielles aux Etats-Unis, en Amérique du Sud et en France. Entre 1987 et 1991, il est l'adjoint de Jean-François Hénin et du président Gomez (Altus Finance est le nom pris en 1990 par Thomson CSF Finance cédé ensuite au Crédit lyonnais), en charge des opérations de compensation. Actionnaire de Marianne. Franck Ullmann a depuis 25 ans dirigé, développé et restructuré de nombreuses sociétés. Après la cession de Sellotape au groupe Henkel en 2002, il se concentre exclusivement au développement de Verdoso et à son rôle « d’accompagnateur » de dirigeants aux côtés desquels il investit.



JEAN-PIERRE ANDREVON
 :  Ancien commissaire aux comptes, inscrit jusqu'en 1975. Il a été ensuite directeur financier du groupe Pinault, puis directeur général jusqu'en 1989. De 1990 à 1991, il est directeur général de Point P. Il assure la restructuration des société reprises par Point P après l'OPA sur Lambert Frères. Il reprend les magasins Lévitan à Gilbert Wahnich et rachète Mobilier de France en 1992 avec l'appui du Crédit lyonnais.
Les quatre hommes d'affaires créent en 1992, avec l'appui et le financement d'Altus, une société Cauval Industrie. Ils dirigeront également deux sociétés écrans en Hollande, Pancho et Horbean, auxquelles Altus "prête" 1,25 milliard de francs.

 

Réponse de l'intéressé: "Je suis très surpris d'apparaître en qualité de décideur dans ce dossier alors que je n'ai plus de rapports d'affaires avec les trois décideurs depuis 15 ans. Je vous remercie de bien vouloir me retirer de la liste des iintervenants dans ce dossier. Salutations."


Proche du crédit Lyonnais, ils sont lâchés par la banque et entrent même en conflit violent avec elle. Ils demanderont le soutien de DSK, sans grand succès.

 

 

Les autres articles sur le sujet:

- Etre citoyen de Mer

- Tréca le départ par Beaugency Info

- L'ignorance est une bénédiction, mais pour que la bénédiction soit complète l'ignorance doit être si profonde, quelle ne se soupçonne pas soi-même (Edgar Alla Poe) par G.Bbenheimer (qui aime les titres courts).

- L’article de la Nouvelle République  

 - La Republique du Centre  du 25 juin 2010


Repost 0
Published by Beaugency webmaster - dans Economie locale
commenter cet article
8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 23:10
Repost 0
Published by Beaugency webmaster - dans Economie locale
commenter cet article