Jeudi 4 juin 2009
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Rappel Historique
Les seigneurs de Beaugency vivent dans la Tour « dite de César » entourés de leur cour. La possession de ce château constitue
le chef-lieu de leur domaine et exprime leur domination militaire. Les seigneurs de Beaugency, par leurs libéralités à destination des institutions religieuses, témoignent de leur emprise
territoriale et de leur dévotion religieuse.
haute de 36 m et 22 mètres de coté. (surnommée aussi "Tour
César)
Le premier castrum correspond à une vaste enceinte unique incluant, le peuplement, la tour seigneuriale et plusieurs fondations
religieuses. Deux portes principales permettent l’accès au castrum : la porte de la tour du Change au Nord et la porte Maucuidant au Sud face à la Loire.
L’extension du castrum se poursuit au XIIème siècle grâce au seigneur Raoul 1er de Beaugency. La dernière enceinte longue de 2000 mètres englobe une agglomération de près de 20
hectares.
En 1291, Raoul II, vend sa terre de Beaugency au roi Philippe le Bel, qui la destine au douaire des épouses royales.
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Une tradition, développée à l’époque moderne, a fait du donjon de la citadelle de Beaugency une « Tour de
César ». Or, cette appellation ne repose sur aucune réalité historique.
La Tour maîtresse du château de Beaugency constitue un des derniers vestiges de l’architecture militaire romane
(XIème siècle). Résidence des seigneurs de Beaugency, le donjon commandait les défenses de la citadelle et le pont sur la Loire. A proximité de la tour, à l’Est,
deux grands bâtiments romans, aujourd’hui disparus, servaient aux seigneurs : une grande salle et un logis secondaire associés à une chapelle castrale. Ces deux
édifices sont réemployés par le comte Dunois et le cardinal de Longueville comme manoir seigneurial aux XVème et XVIème siècles.
Dans son état d’origine, la tour de Beaugency ne comporte que trois niveaux : une salle basse voûtée et deux
étages abondamment percés de fenêtres. L’élévation (26 mètres) se termine par un chemin de ronde crénelé, surmonté d’un toit. L’accès à la tour se fait par une porte
primitive, en plein cintre, s’ouvrant au premier étage, dans l’angle Nord et desservant le bâtiment par un escalier en pierre et en bois. A chaque étage, l’espace
est divisé en deux parties par un mur longitudinal : une « grande salle » (Nord-Ouest) et trois chambres (Sud-Est). Cette première tour est surélevée
d’un étage au XIIème siècle, où apparaissent des échauguettes. Les murs intérieurs de refend longitudinaux des trois étages sont remplacés par un épi de trois
arcades au XIIIème siècle. Le donjon connaît un réaménagement important aux XIVème (création du quatrième étage, déplacement de l’entrée…) et XVIème siècles (travaux
d’entretien, fenêtres à meneaux, réfection des cheminées) où l’édifice sert de prison.
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En 1567, l’incendie mis à l’église Notre-Dame par les Protestants se transmet à la tour : la toiture à pans
en plomb et en ardoise est détruite.
En 1692, un pan de l’enceinte de la tour s’effondre sur le jardin de l’Abbaye. En dédommagement, les religieux
utilisent la motte jusqu’au pied de la tour.
Au XVIIIème siècle, une glaçière est aménagée dans une galerie, à l’Est, et le sommet de la tour, menaçant de
ruine, est diminué de trois mètres.
En 1789, une maison est construite sur la motte en contrebas du chemin de ronde de l’Ouest et en 1793 une partie
de la motte est dégagée pour favoriser l’accès à la place Saint- Firmin. La tour est vendue à Monceau Denevers et Hême de Beaugency. Ne pouvant arriver à la démolir,
ils utilisent la partie inférieure en magasin.
En 1840, les piliers soutenant la voûte de la salle du rez-de-chaussée chutent et l’édifice est classé Monument
Historique sur intervention de Prosper Mérimée. Le donjon sert de magasin au Dépôt de mendicité. En 1881, les parties hautes sont détruites à la suite d’un incendie
provoqué par l’entrepôt de bois du Dépôt de mendicité. Le Ministère de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts interdit cet usage.
Propriété de l’État, la Tour « de César » connaît des campagnes de restauration régulières et
d’entretien afin d’assurer sa conservation.
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Cette tour ressemble énormément à cellede Loches ou encore de Langeais.
Donjon de Loches
Une des rares gravures du donjon possédant encore ses arcades. Il servira de carrière de pierres jusqu'à l'écroulement des étages.
Il était composé de 4 étages et était le derner atout défensif de la ville. On repère encore assez nettement les cheminées et les trous de boulats qui indiquent le
niveau des étages.
Difficile à prendre en photo avec mon pauvre appareil. J'emprunte donc ce cliché à Laurent Boucher
Pour des raisons de sécurité, le premier étage était accessible par un escalier en bois (facile à détruire en cas de fuite) puis on accédait au reste des étages par des escaliers étroit en
colimaçon. Plus facile à défendre donc.
A noter à son pied la glacière que l'on peut visiter pendant les journées du patrimoine.
Reconstitution vidéo de la tour.
Par Beaugency webmaster
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Publié dans : Patrimoine et histoire
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